Le conseil municipal de Montauban s’est tenu le 18 novembre 2019

convoc et odj

Intervention de Jeannine Meignan

1-Le développement durable à Montauban

Chaque année, nos collectivités doivent présenter un rapport sur la situation en matière de développement durable et sur les actions qu’elles mettent en œuvre pour lutter contre la dégradation de notre environnement et l’épuisement de nos ressources.

Que dire du bilan présenté par le Grand Montauban au dernier conseil municipal ? 

Beaucoup d’engagements et très peu de nouvelles réalisations. 

Par exemple sur la sobriété, un des engagements forts pour limiter nos consommations d’eau, d’énergie, notre production de déchets…. 

  la production de déchets  est restée stable par rapport à 2017. La baisse de 10% / habitant s’est faite en 10 ans, de 2009 à 2018. Insuffisant.

– la consommation de l’eau en  arrosage a augmenté  de 18 000 m3 entre 2017 et 2018. La faute à la canicule,  sans doute, quand les Montalbanais, eux,  respectaient l’interdiction préfectorale d’arroser. Pas vertueux.

– les économies d’énergie  dans les bâtiments municipaux, sont à peu près limitées  à un dispositif proposant aux personnels de réduire leur consommation d’électricité par des « écogestes ». Marginal.

  • Où en est la rénovation de l’éclairage public ?
  • A quand un programme de rénovation thermique de nos bâtiments municipaux ? 
  • Que fait-on pour favoriser les déplacements doux, alternatifs à la voiture ?

Le trafic de voitures en ville reste élevé, exposant la population aux pics de pollution et à l’augmentation des gaz à effet de serre. 

Le plan des déplacements en vélo n’est qu’à l’étude. En attendant,  les habitants qui voudraient se déplacer en vélo n’osent le faire car les pistes sont insuffisantes et peu sûres.

L’adjointe à l’environnement a semblé embarrassée et a donné peu de réponses. 

Un plan décidément pas à la hauteur des grands enjeux de la transition écologique. 

2-Intervention de Rodolphe Portoles

Rapport annuel 2018. Délégation de service public pour l’exploitation de l’abattoir de Montauban.

Je ne reviendrai pas sur les circonstances de la création de cette DSP qui a défrayé la chronique durant plusieurs mois. J’aurai juste quelques questions à vous poser.

–      Visiblement le tonnage escompté n’est pas au rendez-vous. Qu’en est-on du grand projet de récupérer le tonnage d’Intermarché ? Si on ne l’a pas eu, pourquoi ?

–     Quid de la redevance due par le délégataire ? Est-elle bien versée ? Si oui, A quoi correspond-elle ?

–      Une injonction du Préfet oblige d’effectuer des travaux sur les écoulements d’eaux usées. Si ces écoulements n’étaient pas conformes, comment se fait-il que rien n’ait été dit du temps de la régie municipale ? En commission à laquelle j’étais présent, Mme Berly m’a parlé d’un retard d’envoi de documents de conformité, qui pourrait expliquer ce problème. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ce soir s’il vous plaît ?

–     Avez-vous des informations sur le maintien des emplois sur cet abattoir ? Je rappelle qu’une vingtaine de salariés sont concernés.

Beaucoup d’argent a été mis sur ces abattoirs (4 millions de travaux je crois), et ce serait catastrophique pour les agriculteurs et le personnel si la faillite et la fermeture sont finalement décidées !

Rapport d’orientations budgétaires 2020

Sur la partie recettes.Comment va être compensée la baisse de la taxe d’habitation ? Quelles seront les compensations de l’état ?

Sur les dépenses de personnels: elles restent en progression les personnels passant de 1030 à 1057 agents titulaires ou non. Cela confirme bien nos interventions lors des délibérations n°188 et n°196. Le transfert des personnels au GMCA que nous avons voté dans ces deux délibérations permet de limiter cette hausse de personnels et, de fait, la hausse du budget de fonctionnement.

Sur les subventions aux associations : malgré une population qui augmente vous maintenez le même montant d’aides aux associations, c’est regrettable car les besoins augmentent aussi pour ces associations !

Sur les crédits d’investissements: vous allez les limiter au strict nécessaire autour de 4 M d’euros. La conséquence c’est que vous ne prévoyez que 500K euros pour entretenir les bâtiments scolaires qui se dégradent de jour en jour. Comment allez-vous faire ?

Sur la partie des emprunts : Pour tous les nouveaux emprunts, vous faites figurer les taux d’intérêts entre 0,47% et 1,65% à peu près, par contre, bizarrement pour l’emprunt du PPP de la construction d’Ingréo vous nous donnez seulement les sommes et surtout pas le taux. Pour un peu plus de 6 millions de capital remboursé on paie plus d’un million d’intérêts ! Pour la bonne raison que le taux est à 3,4 % si ma mémoire est bonne, contracté par Vinci, et avec une clause terrible de renégociation qui coûterait près de 7millions à la ville. Autrement dit, la ville est pieds et poings liés et ne peut mettre en place sa politique de « gestion de la dette active » dont elle se vante et qui est réellement efficace puisque des prêts à plus de 4 % sont descendus à 1,2%, comme l’ont fait des tas de particuliers en cette période de taux très bas. Et c’est son plus gros emprunt (25 millions au départ).

Malgré tout et compte tenu du nombre d’annuités restantes (plus de 20 ans encore), je me demande si ce ne serait pas rentable de renégocier ce prêt. Car il nous coûte à lui tout seul presque autant d’intérêts que tous les autres.