lettre à la ministre de la santé

Madame la Ministre de la santé🚨 URGENCES ET BRANCARDIERS HÔPITAL DE MONTAUBAN EN GRÈVE ILLIMITÉE 🚨

                              Centre Hospitalier de Montauban  

 Madame la Ministre de la Santé ne voit pas, n’entend pas, mais elle parle et dénonce les agents en arrêts de travail.

Non Madame la Ministre, ce ne sont pas les agents qui s’arrêtent : ce sont les medecins qui prescrivent un arrêt de travail après évaluation de l’état de santé de leur patient.

Non Madame la Ministre, les agents en arrêt ne sont pas responsables de la fatigue des collègues qui doivent les remplacer, par contre vous en êtes responsable en persistant à ne rien vouloir ni voir ni entendre des cris de détresse lancés par les soignants de ce pays

Vous vous obstinez à minimiser le mouvement, vous avez déclaré mardi « il y a une cinquantaine de services en grève, c’est réglé au cas par cas, les hôpitaux travaillent avec les services pour trouver des solutions. Nous sommes totalement mobilisés pour améliorer la situation ».

Il y a aujourd’hui au moins 80 services d’Urgence en grève, Madame la Ministre, soit vous ne savez pas compter soit vous êtes mal informée par vos services, ou bien les deux.

A Montauban, les personnels grévistes des Urgences et du Brancardage, n’ont pas perçu que l’Hôpital travaillait pour trouver des solutions. Mardi 4 juin, dans l’attente de négociations, ils se sont invités avec les organisations syndicales à la direction.

Ils ont exprimé leur souffrance à enchainer les soins techniques sans pouvoir consacrer le temps nécessaire à une prise en charge digne de leurs patients.

Monsieur le Directeur n’a donné aucune réponse précise aux revendications des agents sauf pour en refuser une catégoriquement : la nécessité d’un brancardier dédié aux Urgences H24, revendication commune aux agents des Urgences et du brancardage

La direction étudie, y compris pour des problèmes pourtant abordés depuis longtemps dans les instances représentatives du personnel.

Pas de moyens, pas de financements, c’est le seul argument opposé aux agents. Ils ne peuvent pas l’entendre, ils parlent eux, d’humain, de sens du travail, de bien être des patients, de sécurité des soins.

Des réunions de négociation sont prévues le 13 juin, il est plus que temps, alors que le préavis de grève a été déposé le 23 mai.

Jeudi 6 juin les agents se sont rendus à l’ARS Délégation Territoriale à Montauban, ils ont exigé d’être reçus par le Directeur. Une délégation d’agents et de représentants syndicaux a exprimé l’urgence d’une réponse à la hauteur des besoins, face à une situation grave qui n’a que trop duré.

Dans l’attente de réelles négociations, les brancardiers ont suspendu leur participation à des réunions de réorganisation avec l’encadrement.

Partout en France les Urgences font face à une augmentation d’activité constante, les moyens humains ne suivent pas.

Madame la Ministre s’obstine à ne pas entendre ce qui monte dans tout le pays, elle ne voit pas la souffrance des agents et des patients, elle propose des mesurettes.

Ce ne sont pas de petits pansements dont ont besoin les Urgences, ni les Hôpitaux aujourd’hui.

Les solutions passent par des financements à la hauteur des besoins, depuis des années les Hôpitaux paient la réduction du déficit de la Sécurité Sociale.

Mardi 11 juin, journée nationale d’action, les hospitaliers sont appelés à exprimer leurs revendications. Un préavis national est déposé, tous les agents non assignés peuvent participer aux actions de mobilisation.

 

MARDI 11 JUIN ENTRE 11 H ET 15 H 30

PIQUE NIQUE REVENDICATIF

DEVANT LES URGENCES