Les voeux 2019 de l’AMAR

Ce vendredi 9 janvier 2019, l’association Montalbanaise d’Aide aux réfugiés accueillait autour d’un petit déjeuner, dans ses locaux rue Caussat, ses partenaires de la ville et du département. Les voeux de nouvel an et la coque des rois étaient  l’occasion pour l’association, de présenter son projet associatif. Celui ci, rédigé en 2010, avait besoin d’être réactualisé au vue de l’évolution du contexte sur les questions liées à l’asile en France. Résultat d’une réflexion collective selon les valeurs de l’AMAR et du travail coopératif d’un groupe constitué de salariés et des membres du CA , il était présenté par son président Jean Luc Prince,  Joelle Gréder ancienne présidente et François Xavier Manceau salarié d’AMAR.

HISTORIQUE DE L’ASSOCIATION

Déclarée en préfecture du Tarn et Garonne le 17 juin 1987, l’Association Montalbanaise d’Aide aux Réfugiés a pour objet à ce moment-là « d’aider les réfugiés titulaires du certificat délivré par l’OFPRA à s’insérer dans la vie française, de les accompagner dans leurs diverses démarches administratives et professionnelles » avec comme but:

la défense du droit d’asile  selon les conventions internationales en vigueur et la convention de Genève de 1951

l’aide à l’insertion des réfugiés et exilés dans la vie française.

Fruit d’une réflexion menée par un groupe de professionnels et de réfugiés, qui proposent à France terre d’asile, mandatée par l’Etat pour la gestion de l’accueil des réfugiés, de créer un centre d’accueil en structure éclatée;  ils mettaient  en exergue le fait que l’accueil en collectif constituait un frein à l’insertion et à l’apprentissage de la vie en France. AMAR devient un lieu d’expérimentation pour le ministère des affaires sociales.

 VALEURS ET POSTURES ETHIQUES

Indépendante de toute entité à caractère politique, idéologique ou religieux, l’association se doit de prendre en compte les singularités de chaque personne ou famille accueillie.

Le CA œuvre pour la défense des salariés et veille à l’application d’un travail social de qualité. Les salariés s’engagent, eux, à mettre en œuvre leur professionnalisme dans un souci d’excellence, en adéquation avec les valeurs fondatrices et militantes de l’association

La vie associative repose sur 3 règles éthiques

« Des postures éthiques qui traduisent des valeurs humanistes »

Confidentialité Engagement Coopération

Le Droit d’asile est fermement défendu par l’association, qui milite depuis toujours pour ces droits. Dans cette lutte, chaque acteur est encouragé à faire état de son esprit critique et de ses capacités d’indignation, moteur du travail collectif. 

Cette fibre militante est palpable. Concrètement, le travail de chacun des acteurs alimente cette posture, qu’il soit salarié ou bénévole.

IDENTITE ASSOCIATIVE

 capacité d’indignation et d’interpellation 

  capacité d’initiative et d’expérimentation

gouvernance participative et coopérative 

❖  démarche partenariale et d’ouverture 

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Dès 2010, l’association AMAR a souhaité introduire dans son projet associatif, un volet stratégique au vue de l’évolution du contexte national et de son souhait d’engager une réflexion sur son devenir et celui de ses différentes activités

  • Poursuivre et développer le partenariat, les coopérations visant  à s’appuyer sur la force du collectif, la complémentarité des compétences et l’enrichissement mutuel afin de répondre au mieux aux besoins des personnes accueillies.
  • Développer le volet culture La culture constitue un moyen d’insertion sociale dont l’association s’est saisie depuis plusieurs années et notamment à l’occasion des 30 ans d’AMAR
  • Développer et organiser les liens entre salariés, bénévoles et personnes accueillie créer davantage de cohésion, de dialogue et de coopération entre les différents membres d’AMAR, dans une perspective de recherche de sens commun et de meilleure organisation pour concourir collectivement à la réalisation des missions de l’association
  •  Accompagner au changement des pratiques professionnelles : L’association AMAR s’inscrit dans un contexte mouvant. Pour rester en phase avec son environnement, tout en étant en cohérence avec ses valeurs et principes, l’association doit s’interroger de manière continue sur son organisation, ses pratiques d’intervention sociale et ses compétences et veiller à accompagner les changements nécessaires. Questionner la conception du travail social et la place de l’usager, encourager le développement de la participation des personnes est au cœur de ce processus de changement, qui sera soutenu par une démarche de formation des professionnels, l’élaboration et la mise en place d’une nouvelle méthodologie d’accompagnement.                                                                                                 Comme l’a exposé Jean Luc Prince, « ce nouvel outil  de développement et de dynamisation sera donc à la fois le guide interne et le support de communication externe pour les 5 ans à venir » 

 

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