Café Littéraire à la salle du Fau

Les journées d’automne du PCF accueillaient cette année, pour son café littéraire, deux membres de la confédération paysanne pour nous parler de l’histoire de la confédération Paysanne en Tarn et Garonne, depuis sa création à nos jours.

« Porteurs de sens » rend hommage à ces femmes et ces hommes , lanceurs d’alerte avant l’heure et visionnaires sur les questions environnementales et d’agriculture qui aujourd’hui, sont l’objet de débat quotidien.

Ce projet de recueil de souvenirs des luttes paysannes conduites par les paysans travailleurs  puis par ceux de la « Conf » en Tarn et Garonne  est proposé par Alain Moles en 2016 et Christian BEDE et René TEYSSEDOU s’engagent à ses cotés pour le mener à bien.

Le résultat est un livre  riche de souvenirs , d’explications, de mise en exergue des années de travail en réseau des paysans , en bref,  un livre sur ce « projet de société  » développé par la confédération paysanne .

Le débat a été riche en cette après midi ensoleillée, portant sur l’agrandissement des exploitations responsable des déserts ruraux,  le rôle de la SAFER qui s’est comporté comme agence de vente des propriétés. A été pointé le manque de courage des politiques qui n’ont pas imposé le plafonnement des surfaces, le rôle de la PAC, pour laquelle la France contribue à  hauteur de 9 milliards d’euros, mais qui ne redistribue pas de façon équitable les subventions: les grandes exploitations « raflent » tout au détriment des petites qui sont rachetées par les grosses. A été exposé comment le bétonnage des terres arables va aboutir à la raréfaction des terres maraichères, quand il suffit d’un hectare de terre, largement accessible à l’achat par des jeunes.

L’histoire s’est invitée également avec l’expérience de la lutte du Larzac qui ne portait pas seulement sur l’installation du camp militaire;  à l’époque émergeait aussi la « question du sens » , la revendication du droit de travailler sur les terres sans pour autant en être propriétaire.

La question des OGM est abordée avec le risque inhérent non à l’OGM lui même,  mais à la dépendance que ces semences créent pour les paysans. Dépendance vis à vis des semenciers, de l’eau, des pesticides. Il est relevé qu’après la lutte de la confédération paysanne, les paysans ont obtenu le droit de réutiliser leur propres semences.

A été abordé également la « malédiction » des grandes exploitations d’élevage Bovins et Porcins, comme à Septfonds…..

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Merci à Christian Bonneville et René Teyssédou de ce bel échange sur un sujet qui nous concerne tous.